Après un siège de deux ans et demi, les Athéniens obtiennent enfin la reddition de Potidée pendant l'hiver 430-429, malgré la mort d'un quart des 4 000 hoplites assiégeant la cité en raison de la propagation de l'épidémie frappant Athènes[78]. Athènes envoie des bateaux de guerre pour ravager les côtes du Péloponnèse. THUCYDIDE Thucydide est un politicien et un historien. Athènes profite de cette période de paix pour reconstituer d'importantes réserves financières mais sa politique extérieure est indécise en raison de l'opposition entre Nicias et Alcibiade, qui dominent désormais les affaires publiques de la cité[133]. Sparte et Athènes s'affrontent aussi par l'intermédiaire d'agents provocateurs, comme à Corcyre en 427 où les oligarques essaient de prendre le pouvoir sur les incitations d'agents spartiates. Ayant échoué dans sa quête d'alliés en Sicile, tous étant effrayés par la taille de l'expédition, mais n'osant pas rentrer à Athènes par crainte d'un procès, il n'a d'autre choix que d'attaquer les Syracusains qui le provoquent[150]. Thucydide, avec son ouvrage Histoire de la Guerre du Péloponnèse, est la principale source des historiens modernes. Le commerce et l'agriculture, deux secteurs économiques très touchés par les hostilités, mettent de nombreuses années à se relever, et même la religion ne sort pas indemne de la lutte, le mysticisme irrationnel ou le scepticisme cynique étant deux tendances extrêmes qui se répandent partout[227]. De plus, Athènes indispose Corinthe en contraignant militairement la cité de Potidée, colonie de Corinthe située dans le nord de la mer Égée, à rester dans la Ligue de Délos dont elle voulait sortir (432-429 av. Cependant, elle ne peut rester longtemps loin de ses bases arrières à cause des difficultés du ravitaillement. Les conditions de paix de -404 sont sévères (mais les Athéniens évitent la destruction de la ville et la vente des habitants comme esclaves, ce que réclamait Corinthe). Histoire de la guerre du Péloponnèse Livres I-II : texte grec publié d'après les travaux les plus récents de la philologie by Thucydide; Croiset, Alfred, 1845-1923. La guerre du Péloponnèse sert de toile de fond historique au jeu vidéo Assassin's Creed Odyssey. Après l'envoi d'une ambassade secrète, Potidée obtient l'assurance de Sparte qu'elle interviendra en sa faveur en cas d'attaque athénienne et décide donc de quitter la ligue[40]. C'est là une menace sérieuse pesant sur la cohésion de la ligue du Péloponnèse[124]. Malgré les renforts considérables qui sont envoyés, les Athéniens sont battus sur le plateau des Épipoles qui domine Syracuse. Périclès sait que Sparte et sa ligue seraient supérieures en cas de bataille rangée mais aussi qu'ils ne pourront pas soutenir une guerre prolongée ou maritime. La guerre du Péloponnèse oppose les deux cités les plus importantes de cette époque, Athènes et Sparte, et leurs alliés. Athènes perd la guerre. La domination spartiate sur le monde grec est cependant de courte durée. Brasidas, laissé seul en position dangereuse, réussit à sortir son armée du piège mais cet épisode met fin à l'alliance entre lui et Perdiccas[116]. La ligue de Délos est donc dissoute et Athènes entre dans celle du Péloponnèse. Les techniques de siège et de fortifications évoluent immédiatement après la guerre[234]. Peu après, Athènes et Sparte concluent une paix de Trente Ans, les Athéniens devant restituer leurs conquêtes sauf Égine et Naupacte[26]. Une armée ambraciote de secours, ignorant tout des derniers événements, arrive peu après et Démosthène lance de nuit une attaque surprise qui fait plus de mille morts chez les Ambraciotes[95]. Les Quatre-Cents, incapables de rétablir la situation et divisés en factions, sont à leur tour renversés quatre mois après leur coup d'État par des hoplites, qui remettent le pouvoir aux Cinq-Mille, corps composé de tous les citoyens capables de se payer l'équipement d'hoplite[185]. Selon Xénophon, il est convenu qu'Athènes « détruirait les Longs Murs et les fortifications du Pirée, livrerait tous ses vaisseaux sauf douze, laisserait revenir les exilés et, ayant les mêmes ennemis et les mêmes amis que les Lacédémoniens, les suivraient sur terre et sur mer partout où ceux-ci les conduiraient »[212]. Pendant l'été 422, Cléon prend la tête d'une expédition athénienne pour reconquérir la Thrace et reprend Toronè[117]. La dernière modification de cette page a été faite le 9 décembre 2020 à 16:08. L'expérience traumatisante de cette épidémie entraîne par ailleurs une dégradation des mœurs, nombre d'Athéniens cessant de craindre les lois et les dieux, et peut expliquer la brutalité inédite de certaines actions menées postérieurement par Athènes[76]. Cependant, l'arrivée durant l'invasion spartiate de 430, avec un navire égyptien, de ce que Thucydide nomme la peste, et qui est plus probablement une forme de typhus, condamne le plan de Périclès : se propageant d'autant plus vite que le nombre d'Athéniens réfugiés derrière les murs grandit et que les conditions d'hygiène se détériorent, elle sévit particulièrement en 430 et 429, puis, après une période de rémission, en 426[73]. C'est un désastre. Par ailleurs, Sparte rechigne à envoyer trop longtemps son armée hors du Péloponnèse par crainte d'une révolte des hilotes ou d'une attaque d'Argos, son ennemi traditionnel[55]. J.-C.), s'allie à Athènes. La démocratie est remplacée par la tyrannie des Trente à la suite de l'action de Lysandre. Toutefois, Amphipolis refuse de regagner l'alliance athénienne après le départ des troupes spartiates, en conséquence de quoi Athènes s'oppose à la restitution de Pylos[123]. Aussi organise-t-elle plutôt des raids de quelques semaines, en -430, -428, -427 et -425. Une force d'environ 300 hommes est envoyée, les portes de la cité lui sont ouvertes de nuit par les comploteurs mais le peuple parvient à se saisir des Thébains. La guerre oppose principalement les Athéniens et leurs alliés à Corinthe et à Thèbes. L'invasion de l'Attique par les fiers Spartiates et la réponse d'Athènes (431-421 avJC), La guerre dans la mer Égée (411-404 avJC), https://fr.vikidia.org/w/index.php?title=Guerre_du_Péloponnèse&oldid=1418453, Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0. La route du bois nécessaire à la construction des trières athéniennes est coupée. Dès son arrivée, Démosthène met au point un plan visant à reprendre le plateau des Épipoles. Antiochos, contrevenant aux ordres lui enjoignant de ne pas rechercher le combat, est piégé et vaincu par Lysandre à la bataille de Notion, ce qui provoque la perte de 22 navires et la destitution d'Alcibiade, qui s'exile dans ses terres de Chersonèse de Thrace[201]. En juillet 432, une ambassade corinthienne se retrouve donc dans la cité lacédémonienne où elle appelle, au cours d'un discours devant l'assemblée de Sparte, à une guerre contre Athènes au nom de Mégare, tout en rappelant les griefs du siège de Potidée et de la bataille navale de Sybota et en agitant la menace de la création d'une nouvelle ligue supplantant celle dominée par Sparte[44]. Une contre-offensive athénienne échoue en -422. L'historien Victor Davis Hanson estime les pertes totales, civiles et militaires, entre 70 000 et 80 000 morts[75]. Cléon et Brasidas meurent au cours du combat, permettant aux modérés des deux cités de s'accorder sur un arrêt des hostilités[118]. Les Athéniens doivent détruire les Long Murs. Londres, 1972. Sparte devient alors la première puissance de la Grèce. Les massacres se multiplient, même pendant cette période où Athènes et Sparte sont officiellement en paix. Les renforts du Spartiate Gylippe, arrivés en août 414 juste à temps pour empêcher l'encerclement complet de Syracuse, obligent en octobre les Athéniens à reculer vers la rade, dans laquelle ils sont affectés par une épidémie de paludisme[155]. Élu stratège, Alcibiade rentre triomphalement à Athènes en mai 407 et se voit accorder les pleins pouvoirs militaires[196]. Même après le désastre sicilien, Athènes repousse par deux fois des propositions de paix acceptables en croyant pouvoir encore l'emporter. Peu après, Corinthe l'emporte sur Corcyre lors de la grande et confuse bataille navale de Sybota, dans laquelle 260 navires sont impliqués. Sparte craint aussi une révolte de ses esclaves (les hilotes) qui cultivent les terres des combattants. Thucydide distingue trois affaires menant à l'éclatement du conflit : L'affaire d'Épidamne : Épidamne est une cité du nord de l'Illyrie, colonie de Corcyre, île au large de l'Épire, elle-même fondée par Corinthe mais en mauvais termes avec cette cité et qui possède avec 120 trières la deuxième flotte la plus importante de la Grèce[31]. Xénophon se concentre pour sa part sur les opérations militaires sans chercher à analyser les causes et les mobiles[13]. Pour s'assurer qu'une nouvelle intervention des Grecs d'Europe ne sera plus possible dans son empire, Darius Ier, le roi des Perses, exige que les Grecs d'Europe se soumettent. Sur son auteur cependant, nous n’avons que peu de renseignements. Cet ouvrage est cependant inachevé, se terminant brutalement en 411, et le dénouement du conflit est relaté dans les Helléniques de Xénophon[4],[5]. Aussi organise-t-elle plutôt des raids de quelques semaines, en -430, -428, -427 et -425. Il obtient l'effet inverse, ne faisant que donner plus d'ampleur à l'expédition qui passe de vingt à une centaine de trières[142]. En juin 426, le stratège athénien Démosthène mène une campagne en Étolie de sa propre initiative dans l'optique générale d'un plan ambitieux qui doit aboutir par une offensive sur la Béotie pour prendre les Thébains à revers[92]. Collège > 6eme > Histoire > Les guerres médiques. Les Athéniens prennent néanmoins l'avantage sur Syracuse au printemps 414 en s'emparant du plateau des Épipoles où ils commencent la construction d'un double mur afin d'isoler la ville[152]. Le déroulement du conflit est principalement connu à travers les récits qu'en ont fait Thucydide et Xénophon. Victorieux sur terre, les Spartiates perdent cependant leur hégémonie maritime après leur défaite au large de Cnide en 394. Mélos est prise après plus de six mois de siège, ses murs sont rasés, les hommes de la cité sont exécutés, les femmes et les enfants vendus comme esclaves et 500 colons sont envoyés. À l'inverse d'Hérodote, il limite les digressions autant que possible[8]. La guerre du Péloponnèse est le conflit qui oppose la ligue de Délos, menée par Athènes, et la ligue du Péloponnèse, sous l'hégémonie de Sparte. La guerre du Péloponnèse désigne le conflit qui dura de 431 à 404 (avec quelques périodes d'interruption), opposant Athènes, qui avait transformé la ligue de Délos (destinée à l'origine à résister aux Perses) en un empire soumis à son pouvoir, et Sparte, puissance oligarchique et conservatrice, dont l'armée terrestre était la force militaire la plus puissante de l'époque, et qui dirigeait la Ligue du Péloponnèse ainsi que la Béotie. En septembre 433, alors que Corinthe prépare une nouvelle attaque, Corcyre fait appel à Athènes en demandant son alliance[32]. 01 - L'Orient ancien. Guerre du Péloponnèse Batailles Sybota Potidée Chalcis Patras Naupacte Mytilène Tanagra Étolie Olpae Idomene Pylos Sphactérie Délion Amphipolis Mantinée Mélos Expédition de Sicile Symi Érétrie Cynosséma Abydos Cyzique Notion Arginuses Aigos Potamos Cette boîte: voir • disc. Dans le même temps, Alcibiade s'est fait un ennemi d'Agis II en séduisant son épouse[172]. Par ailleurs, les oligarques reprennent provisoirement le pouvoir à Argos mais la démocratie et l'alliance athénienne sont rétablies à la fin de l'été 417[132]. En France, Jacqueline de Romilly est considérée comme une spécialiste de la période et de Thucydide en particulier[19]. Elle fut amplement satisfaite : La Guerre du Péloponnèse n’a jamais cessé d’être lue et reste de nos jours un des chefs-d’œuvre de la littérature antique. Alcibiade, désormais au service de Sparte, persuade alors ses dirigeants de lui confier une expédition de cinq navires pour convaincre les alliés d'Athènes en Ionie de quitter la ligue de Délos et s'assure la défection de Chios, Érythrées, Clazomènes, Téos, Milet et Éphèse[168]. Le prestige spartiate est fortement ébranlé par cette défaite terrestre suivie d'une reddition préférée à la mort[98],[102]. La cité fonde en 478 une ligue défensive avec ses alliés, pour se protéger contre une éventuelle nouvelle offensive des Perses : la ligue de Délos. Lors de la première expédition, Brasidas, un officier spartiate, empêche la mise à sac de la ville de Méthônè par une contre-offensive audacieuse[70]. Plus récemment, le récit de la guerre en quatre volumes par Donald Kagan est considéré comme faisant autorité[17]. Par Vikidia, l’encyclopédie pour les jeunes, qui explique aux enfants et à ceux qui veulent une présentation simple d'un sujet. Ils réussissent néanmoins à apporter leur aide à une révolution oligarchique à Rhodes, l'île passant ainsi dans leur camp en janvier 411[177]. Cette dernière, risquant alors d'être évincée de la mer Ionienne, pousse son ancienne colonie thrace de Potidéeà quitter la Confédération maritime d'Athènes, créée après les guerres médiques. On passe d'une guerre à objectifs limités à une guerre totale où toutes les ressources sont consacrées à la destruction de l'adversaire, alors que les massacres de civils et de prisonniers, auparavant très rares, se généralisent[230]. Le conflit change radicalement la vision qu'avaient les Grecs de la guerre. En juillet, ils essaient de s'emparer de Mégare avec la complicité de son nouveau régime démocratique, mais la cité est secourue juste à temps par le général spartiate Brasidas et l'oligarchie est restaurée[109]. Ils lèvent par ailleurs un impôt direct exceptionnel (eisphora) pour faire face aux dépenses occasionnées[87]. Les attaques surprises ou nocturnes et l'utilisation de combattants légers comme les peltastes deviennent beaucoup plus fréquents[233]. Seules quatre cités, dont Athènes et Sparte, refusent la soumission. Ces principes sous-tendent La Guerre du Péloponnèse et sont conduits, lors de l’affaire de Mélos à leur point idéal, à la manière d’une thèse métapolitique et profondément pessimiste. La Constitution des Athéniens, de l'école d'Aristote, donne un compte-rendu de la dernière partie de la guerre, et en particulier de la révolution oligarchique de 411[14]. Alexandre le Grand et la Grèce hellénistique : Athènes hellénistique. En 416, elle se décide à intervenir militairement en envoyant une expédition de 3 500 hommes chargée de soumettre l'île[136]. En représailles de ces invasions, les Athéniens ravagent la Mégaride deux fois par an jusqu'en 424, sans arriver eux non plus à des résultats décisifs[68]. En plus de créer des dissensions internes à la confédération, cet impérialisme effraie les autres cités du monde grec, comme celles de la ligue du Péloponnèse, placées sous l'hégémonie de Sparte et faisant contrepoids à la puissance athénienne[20]. • mod. The Walled Orchard (1990) de Tom Holt narre la vie d'un rival d'Aristophane avec la guerre du Péloponnèse en toile de fond[244]. Avant leur arrivée, les Syracusains et leurs alliés frappent néanmoins un grand coup en s'emparant des trois forts athéniens de Plemmyrion et en battant leur flotte pour la première fois lors d'une attaque surprise, ce qui affecte gravement le moral athénien[158].

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